Sur le Bord du stade Maracaña, Paolo Coelho s’est assis et à pleuré

 

«Je n’irai pas à la coupe du monde. » C’est pas moi qui le dis, mais l’écrivain brésilien Paolo Coelho, star de la littérature mondiale et auteur du roman cultissime L’Alchimiste.

Coelho est une icône dans son pays et compte des millions de fervents lecteurs dans le monde. Si le Brésil organise le mondial, il le doit, aussi, à l’influence de l’écrivain – (Mais faut pas exagérer).  Coelho faisait partie de la délégation qui a vendu la candidature de son pays devant la Fifa.

C’est donc un grand coup de pied dans la fourmilière qu’a donné Coelho en boudant le mondial organisé chez lui. L’auteur estime qu’on dépense beaucoup trop de sous pour les stades et le foot, alors que les hôpitaux et l’éducation sont en souffrance dans le pays. C’est vrai. Et les Brésiliens avaient même tempêté contre ça.

Coelho est, avec Pélé et le bikini brésilien, les « produits » auriverde les plus admirés au monde. Il est traduit dans toutes les langues parlées et écrites par les hommes. C’est une véritable machine à best-sellers.

Qui n’a pas vu à Sandaga – même après le passage des bulldozers de Khalifa Sall- un Coelho écorné et jauni mais précieusement exposé sur une plie de livres par terre ?

Une amie étudiante m’a récemment confié : «Le dernier Coelho que j’ai lu, c’est ‘‘Sur le Bord de la rivière Piedra je me suis assise, et j’ai pleuré’’. »  C’est un roman, comme ceux qui le suivent et le précédent, mythique. Promenez-vous avec un Coelho, n’importe lequel,  et vous verrez, immanquablement, quelqu’un s’extasier : « Ah, ce roman m’a beaucoup marqué(e)… »  C’est souvent une midinette post-pubère tout droit sortie de sa crise « Arlequin » et Barbara Cartland. Et qui croit découvrir là la grande littérature.

Moi, je vous le dis sans détour : je n’aime pas les livres de Coelho. Ou je n’aime plus. Pendant longtemps, j’en ai eu à mon chevet. Mais un bon matin, je me suis lassé de ses phrases hygiéniques, de son méli-mélo de bons sentiments, de philosophie de comptoir, elle-même mélange de sagesses à deux sous et de contes pour bébés pré-sevrage. C’est plus ma tasse de thé ! Je ne lirai plus Coelho. Sauf s’il publie un « best-seller » ensorceleur sur le mondial brésilien, du genre : ‘‘Sur le Bord du stade Maracaña, je me suis assis, et j’ai pleuré’’ …


 

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diambar
Ouvrez ce journal, vous y trouverez mes angoisses de célibataire proche de la quarantaine qui vit encore chez ses parents, mais participe aux factures et aux charges du ménage, malgré un job de pigiste mal payé. Mais si vous avez envie d'escapade suivez-moi dans les ruelles étroites et animées de mon quartier populaire à Pikine, dans la banlieue de Dakar. Prenez ma main, sinon vous risquez de vous y perdre. Je vous montrerai comment on vit, on pleure, on rit, on meurt, on joue dans ce coin.
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