Femmes de footballeurs, épouses d’ambassadeurs, même combat !

2 juillet 2014

Femmes de footballeurs, épouses d’ambassadeurs, même combat !

Les wags, ça vous dit quelque chose ? C’est l’acronyme de wives and girlfriends (femmes et copines, en anglais) des footballeurs. Elles ne sont pas sur la pelouse, mais elles captent l’attention des médias les plus respectés. Sur le net, pullulent des sites dédiés aux frasques de ces beautés, dont la plupart sont des stars. Mandy Capristo, la copine de Mezüt Ozil est par exemple une chanteuse de R’n’B réputée, presque l’égale d’une Beyoncé. On ne présente plus Irina Shayk Ronaldo, l’une des wags les plus sexy de la planète foot.

Ces sublimes nymphes donnent au Mondial un côté glamour. Dans les gradins, la caméra s’attarde souvent sur ces conjointes, radieuses, une réplique du maillot chéri sur le dos, les joues lisses, peinturlurées aux couleurs du fanion. Ces dames sont bonnes pour le moral de la troupe. C’est pour cela qu’elles font l’objet d’une bienveillante attention. Les wags des Bleus ont été convoyées au Brésil par un avion spécial affrété par la Fédé française de foot. Elles ont même exigé un hôtel cinq étoiles à Copacabana. Veinardes !

Toutes ces faveurs sont justifiées par un fait : les joueurs présents au Mondial représentent leur peuple. Ils sont des ambassadeurs de leurs pays. A ce titre, ils méritent les honneurs de la Nation, ainsi que leurs wags qui dopent leur motivation sur le terrain et les portent à la victoire.

C’est sans doute le même raisonnement auquel est arrivé le Président Macky Sall en signant ce fameux décret, tant décrié par l’opinion et qui octroie, mensuellement, 500 mille de nos Francs aux épouses des ambassadeurs. Après tout, Leurs Excellences, Mesdames les ambassadrices ne sont-elles pas des wags ? Auprès de leurs maris, elles jouent le rôle de réconfort et de supportrices dans leur noble mission : celle de défendre les couleurs du pays à l’étranger. La diplomatie est une compétition de haut niveau. Nos chers ambassadeurs, eux aussi, mouillent le maillot (le costume, plutôt) pour ramener au pays des succès, attirer  des investisseurs. Pour doper l’esprit de gagne chez eux, il n’est pas utile d’avoir une wag dévouée à ses côtés qui pousse au triomphe : « Vas y chéri, signe une convention d’accord multilatéral !»

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